Cette photographie prise depuis un côté de l’étang, au nord-ouest du bourg de Châtillon, montre un train fumant sortant de la gare. La locomotive était adaptée à la largeur étroite de la voie et, bien que non identifiable sur la photo qui nous occupe, il s’agissait probablement d’une Machine tender n° 20-012 à deux essieux couplés. La gare n’est visible que par les trois fenêtres au-dessus des wagons en bois et est masquée légèrement par les fumées du train. On distingue sur sa façade et sous les fenêtres les lettres CHATILLON-EN-VENDELAIS.
Le bâtiment à droite (sud-ouest) de la gare est l’ancien hôtel de la Gare construit vers 1930 et aujourd’hui bâtiment privé. Sur la ligne d’horizon, la carrière a déjà coupé le piton rocheux, ce qui permet de dater la photographie entre 1918 et 1938. Au premier plan, la maison aux fenêtres superposées existe toujours au 13, rue des Rouxières ; quant à celle toute à droite, il s’agit de l’actuelle 9, rue du Lac.

Machine tender n° 20-012 à deux essieux couplés.

Depuis la même rive de l’étang, une autre photographie datable des années 50-60 prise depuis le Rocher Bidaine (au pied duquel se trouvait une autre carrière), nous montre des wagons à bestiaux sur une voie de garage, ainsi qu’un autre du même usage isolé à proximité d’une grue. Notons qu’à cette époque, d’autres bâtiments avaient été construits en prolongement de l’annexe nord-est de la gare déjà évoquée.

En prenant encore un peu plus d’altitude, une autre photographie nous montre des wagons immobilisés sur une voie qui se situait sur l’actuelle rue du général de Gaulle, le long des bâtiments de l’entreprise de bâtiments Sacher, actuellement 4 rue de la Gare.

 

Sur une vue antérieure à la Grande Guerre, on observe des wagons sur la voie et le piton rocheux non encore oblitéré. En effet, le chemin de fer a permis d’accroître l’exploitation et la diffusion des roches extraites dans les carrières châtillonnaises.

 

On voit ainsi dans une photographie prise depuis la route de Saint-Christophe un monticule blanc des déblais de « la grande carrière », le long de laquelle passait la voie ferrée. Parmi les autres marchandises transportées par le rail, il faut signaler le bétail pour les marchés aux bestiaux, notamment celui de l’Aumaillerie à Fougères, installé le long de la voie ferrée (actuellement Parc des Expositions).